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Accouchement : 10 choses qu’un père doit savoir

Femme qui pousse pour donner naissance à son bébé avec le père à ses cotés
Femme qui pousse pour donner naissance à son bébé avec le père à ses cotés

La plupart des hommes n’ont qu’une idée floue de ce qui les attend lors de l’accouchement.
Et vous ? Quelles sont les images qui vous viennent à l’esprit ?
Probablement les images de certains films où un bébé tout propre (et souvent trop grand 😅) est confié à son père. Ou bien celles d’une femme qui sue, jambes écartées sur les étriers d’un lit d’hôpital, tandis que son mari lui tient la main, plein de compassion et d’encouragement.

En fait, à moins que votre meilleur pote ne vous ait convié à assister à l’accouchement de son épouse, vous ne devriez pas en connaitre beaucoup plus sur ce moment magique dans la vie d’un futur papa…

Clairement, l’accouchement ne s’apprend pas, il se vit….

Dix informations sur l’accouchement

Croyez-moi, je peux vous assurer que la réalité est assez éloignée de la fiction, du moins dans mon cas. J’ai accompagné mon épouse au cours de ses quatre accouchements physiologiques (peu médicalisé et sans péridurale) et c’était à chaque fois différent. Le premier a eu lieu à l’hôpital, les deux suivants dans une maison de naissance, le  C.A.L.M situé dans le 12e arrondissement de Paris, et le dernier dans notre chambre à coucher à la maison.

Rassurez-vous…si vous êtes à quelques semaines de l’accouchement et que vous flippez un peu ? Si vous avez peur d’être inutile, voire même de tomber dans les pommes ? ou de partir trop tard à l’hôpital ? Je vous transmets les 10 points essentiels qu’un papa doit connaitre pour comprendre l’accouchement et bien assurer aux cotés de sa conjointe.


1 – L’accouchement se compose de 3 phases

L’accouchement a généralement lieu entre la 37e et la 42e semaine d’aménorrhée (absence de règles chez la femme). Il débute à la maison et se termine à la maternité dans la plupart des cas. Il se compose de trois phases successives : la dilatation, l’expulsion, la délivrance.

a – La dilatation.

C’est là que le « travail » pour l’accouchement commence. Votre compagne ressent des contractions légères au début, qui vont s’intensifier par la suite. Elles permettent au col de l’utérus de s’ouvrir progressivement jusqu’à 10 cm tout en faisant avancer bébé vers le col.
Pour un premier enfant, cette phase de dilatation dure en moyenne huit heures.

Quand cette phase débute, il est préférable que la valise de maternité soit prête ou soit rapidement préparée. Durant le travail, vous devrez soutenir votre compagne, la soulager en la massant ou en effectuant des points de compression proposés dans la méthode Bonapace.

Qu’est-ce que la méthode Bonapace?

Il s’agit d’une technique de préparation physique et mentale à l’accouchement. Elle comprend des postures de yoga, des mouvements, des massages, des respirations ainsi que des pratiques de relaxation. Elle implique également le père dans le processus d’accouchement, ce qui permet au couple de renforcer leur lien. Pour suivre cette approche, il est nécessaire de suivre une formation préparatoire de quelques semaines pendant la grossesse. Un livre rappelle l’ensemble des principes de cette méthode.

En parallèle, vous devrez mesurer la fréquence et la durée des contractions. En fonction du résultat, il sera temps de partir pour la maternité.

b – L’explusion.

Cette phase, plutôt courte (30 min) commence quand le col est complétement dilaté (10cm) et que la tête de bébé est engagée dans le bassin. A part de là, votre conjointe va ressentir l’envie de pousser. Ces poussées permettent de faire sortir la tête de bébé. Au moment où elle sort, votre conjointe éprouvera peut-être une sensation de brûlure (due à l’étirement de la peau du périnée) qui est appelé « cercle de feu » ou « anneau de feu ». Il parait que ça fait très mal (d’après ce que m’en a dit mon épouse), mais c’est bon signe car, on touche au but.
Après ça, une dernière poussée permet de faire sortir le corps du bébé sans difficulté.

Ca y est ! Bébé est né et sera posé sur la poitrine de la mère avant que le cordon ne soit coupé.

c – La délivrance.

Placenta fraichement délivré

Tout n’est pas encore terminé…car au bout du cordon se trouve encore le placenta qu’il faut également évacuer (ou plutôt « libérer ») de l’utérus de madame. Sous l’effet de nouvelles contractions, favorisées notamment par la première têtée de bébé, le placenta sera bientôt délivréééééé, libérééééé (désolé 😓).
Cette phase peut prendre 30 min à 1h encore.

Nota Bene : La liberation du placenta est indispensable. En effet, s’il n’est que partiellemnet décollé, il peut entrainer une hemorragie de la maman. C’est pourquoi il est parfois nécessaire de procéder à une révision uterine

Révision utérine ?
Joli mot qui procure une sensation beaucoup moins jolie à votre compagne. il s’agit de vérifier à la main, si des morceaux de placenta ne seraient pas restés collés dans l’utérus.

2 – Les différents types d’accouchements

Selon la position et la taille du ou des bébés présents dans l’utérus l’accouchement par voie basse, n’est pas toujours possible. Dans ce cas, le recours à la césarienne peut être nécessaire. Il s’agit un acte opératoire pratiqué au bloc opératoire par un obstétricien. Elle se fait sous anesthésie locorégionale ou générale.

La césarienne peut être programmée à l’avance, par exemple si :
– le bébé se présente de manière particulière ou est trop gros;
– le bassin de la maman est trop étroit.

La césarienne peut être réalisée en urgence lorsque l’accouchement par voie basse se révèle au dernier moment difficile ou si le monitoring enregistre des battements de coeur inquiétant pour la santé de bébé.

Information sur la césarienne :
Elle permet l’accouchement par incision de l’abdomen et de l’utérus. En France, le taux de césarienne est stable depuis 2010 et concerne près d’une femme sur cinq.

Pour autant, l’accouchement par voie basse est toujours préférable car :
– il permet d’éviter les complications psychologiques et post-opératoires de la césarienne
– il permet au bébé de déclencher des mécanismes immunitaires protecteurs pour sa santé grâce au contact des bactéries qu’il rencontre lors de son passage dans le vagin de la mère.


3 – L’accouchement peut se préparer

Comme je l’évoque dans l’article sur le projet de naissance, il est possible (et même conseiller) de se préparer à l’accouchement. La redaction du projet de naissance vous permet d’aborder avec votre conjointe tous les points essentiels de l’accouchement et de transmettre vos souhaits vers le corps médical de la maternité.

Il convient d’en parler avant l’accouchement avec les responsables de la maternité, ou de leur transmettre lors de votre admission pour l’accouchement.


4 – N’arrivez ni trop TOT ni trop TARD à la maternité

Pendant la phase de dilatation, vous devrez décider de partir pour la maternité. Quel est le moment idéal ?
Pour le trouver il faut résoudre une équation qui intègre les paramètres suivants : la fréquence et la durée des contractions, la douleur (et comment votre épouse la supporte), le temps pour arriver à la maternité.

En général, quand les contractions ont lieu toutes les 5 min, c’est le moment de partir.
L’autre condition de départ vers la maternité est evidemment la rupture de la poche des eaux (poche de liquide amniotique dans lequel baigne le foetus).

Mais mefiance car :

  • Si vous arrivez trop tôt, vous risquez soit d’être renvoyés à la maison (si vous n’habitez pas trop loin), soit d’attendre longtemps en salle de travail en perdant le confort et la liberté de mouvement de votre domicile.
    Dès que vous mettez le pied à la maternité, vous passez en version médicalisée avec notamment la surveillance de des battements du cœur du bébé lors des contractions utérines, qu’on appelle le monitoring. Cela se fait très souvent allongé, ce qui contraint madame pour trouver de bonnes positions lui permettant de gérer la douleur.
  • Si vous arrivez trop tard, vous risquez de devoir gérer l’accouchement vous-même sur le parking de la maternité, ou bien de partir en urgence en salle d’accouchement, ce qui n’est pas bon pour le stress de la maman.

5 – Accoucher à l’hôpital n’est pas l’unique option

Mon experience est claire sur ce point. L’hôpital, qui peut engendrer une sur-médicalisation de l’accouchement, n’était pas notre choix préféré. Selon les médecins ou en échangeant avec vos amis, vous aurez parfois l’impression que la grossesse est une « maladie » et que l’accouchement est un evenement douloureux.
Ce que je constate au travers de mes #conversation_paternelles, c’est qu’un accouchement qui se passe bien semble être un coup de bol.
Or, je voudrais rappeler ici que la grossesse et l’accouchement sont des phénomènes biologiques naturels qui, à l’exception d’antécédents médicaux particuliers, se passent généralement bien.
J’ai constaté (pour l’avoir vécu quatre fois) que l’hormone de l’amour, ocytocine, sécrétée par nos compagnes, les rend capables de gérer seule les contractions, en supportant la douleur. Mais, je suis convaincu aussi, qu’elles ont besoin de nous à leur coté.

Vous pouvez ainsi opter pour d’autres options que l’hôpital, si votre compagne souhaite faire l’experience d’un accouchement physiologique (sans médicalisation). Il est possible d’accoucher à votre domicile ou dans une maison de naissance. Votre compagne et vous pourrez y gagner en intimité, et elle pourra ainsi éviter un accouchement en position « gynécologique « , c’est-à-dire les jambes écartées sur un étrier, pour préferer la position qui lui conviendra le mieux pour gérer la douleur des contractions.

Accouchement à domicile

Il se fait à la maison en présence d’une sage-femme ou d’un médecin en cas de complications. Il necessite l’absence de contre indication médicale, et doit avoir lieu avant le terme de la grossesse.
C’est ainsi qu’est né notre dernière fille, dans l’intimité et le calme de notre chambre à coucher. C’était vraiment exceptionnel pour moi car les sages-femmes ne sont arrivées que très tard, quasiment à la fin de la phase de dilatation. J’ai donc assisté mon épouse pendant toute la phase de travail en tentant de reduire la douleur de ses contractions par des points de pression. Moins de 20 min après l’arrivée des sages-femmes, Mohea naissait et je la récupérais en même temps qu’elles, puis la mettais au sein de sa mère.

Accouchement en maison de naissance

Une maison de naissance accueille les femmes qui sont sur le point d’accoucher, mais qui n’ont pas encore atteint le terme de leur grossesse. C’est un peu comme si l’accouchement avait lieu à la maison, sauf que le personnel est disponible 24h/24 et 7j/7. Le personnel peut aider en cas de complications pendant l’accouchement.
Par ailleurs, il est courant que ces maisons de naissance, soit connectées à des maternités médicalisées, permettant ainsi d’être transporter en urgence, vers un hopital, le cas écheant. C’est ainsi que le C.A.L.M est connecté au plateau technique de l’hôpital des bleuets à Paris 12e.

Par experience, l’accouchement physiologique permet à la femme de mieux rester dans sa bulle, connectée à son corps qui génère les hormones nécessaires à la gestion des contractions et de la douleur. En ressentant, mieux ce qui se passe dans son corps, la femme maitrise mieux son accouchement et celui-ci est plus rapide.


6 – Pousser ne suffit parfois pas… 

Certains accouchements par voie basse requièrent des instruments pour sortir bébé. On dit que l’accouchement est « assisté ». Le gynecologue peut être amené à utiliser des forceps, des spatules ou des ventouses pour faciliter l’expulsion. C’est le cas quand le bébé supporte mal la phase d’expulsion, donne des signes anormaux enregistrés sur le monitoring ou si la maman se fatigue trop, ne peut fournir les efforts nécessaires à l’expulsion.

Il peut également être procéder à une épisiotomie. Il s’agit d’une incision du à la partie postérieure de la vulve, destinée à agrandir l’orifice vulvaire) afin d’éviter les déchirures du périnée.


7 – En tant que père, vous avez un vrai pouvoir à ses cotés

D’abord, au travers de l’amour et du soutien que vous lui temoignez, vous aiderez votre femme à secreter l’ocytocine (hormone de l’amour), essentielle dans le processus physiologique de l’accouchement. Elle déclenche le travail et intensifie les contractions tout en atténuant la douleur.

Ensuite, vous seul connaissez votre épouse. Vous savez quand elle est inquiète, nerveuse, et pouvez la rassurer.
Vous seul pourrez rappeler vos attentes commune pour l’accouchement si elle n’est plus en état d’y penser. C’est  seul pourrez être à ses cotés dans la salle de travail pour la masser, stimuler les points d’acupression que vous aurez étudiés au préalable pour la soulager.

Enfin, quand les contractions seront très intenses, ne vous sentez pas impuissants face à la douleur qu’elle ressent. Au contraire, guidez-la dans ses respirations, soutenez-la par le regard, transmettez-lui votre energie en lui tenant la main ou en lui parlant à l’oreille. Dans ce moment là, vous trouverez ce qu’il faut faire, c’est évident, n’en doutez pas une seule seconde.

En fait, vous devenez un peu son ange gardien...
A cause de la douleur qu’elle ressent et de la quantité d’hormones secrétées, son état de conscience est modifié. Elle ne sera peut être plus en état de vous parler, ni de prendre de décision médicale pour elle et votre bébé. C’est donc à vous, son protecteur que pourrait revenir ce rôle.


8 – Soyez en forme et reposé vous aussi

Pour supporter le marathon que peut être le « travail » votre compagne aura besoin d’energie et de repos préalable. Mais vous aussi. Ne vous négligez pas. Vous devrez être au top mentalement et physiquement pour la soutenir et être disponible à 100 % pour elle.

Pensez à vous détendre, à rester calme et à vous alimenter. Votre soutien lui est essentiel et il ne faut pas que vous flanchiez si ça devient compliqué.


9 – L’accouchement renforce le couple

Je vous mentirais si je vous disais que l’accouchement ne modifie pas l’image que vous avez de votre conjointe.
Pendant la grossesse, vous avez vu son corps changé de façon impresssionante. Pendant l’accouchement, vous allez partager avec elle une intimité que vous n’aviez pas imaginée. C’est surtout vrai dans le cas d’un accouchement physiologique évidemment ou vous passer encore plus de temps seul avec elle.

Mais cette experience de l’accouchement va vous rapprochez inévitatblement. Vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et notamment quel genre de personne vous êtes sous pression. Ensuite, vous découvrirez votre conjointe, sans filtre, au naturel avec ses forces et les faiblesses, ce qui vous aidera à être un meilleur mari à l’avenir.

Enfin, vous serez comme moi admiratif par la capacité de resistance à la douleur qu’elle possède, ce qui modifiera probablement l’image que vous aurez d’elle après l’accouchement.


10 – Papa, laissez vous envahir par l’émotion

Votre épouse sera sans filtre, il faut qu’il en soit de même pour vous.
Le travail peut être très long, vous serez peut-être fatigué ou stressé par les evenements.
Quoiqu’il arrive, profitez à fond de ce moment pour graver à jamais ces souvenirs dans votre mémoire.
Profitez-en au maximum et laissez vous envahir par l’emotion.

Vous êtes papa !


A retenir

Ce qu’il faut retenir de cet article : l’accouchement est une experience extra-ordinaire qu’aucun récit ou aucune vidéo ne peut illustrer. Il se vit à fond avec votre conjointe. C’est un souvenir que vous pouvez preparer en amont pour qu’il se passe le plus possible comme vous le souhaitez.

Au travers de ces points essentiel, j’espère vous avoir éclairé sur le sujet. Pour en savoir plus, je vous invite à écouter mes différentes #conversations_paternelles avec des papas qui me racontent leur ressenti.

Vous êtes libre de me laissez un commentaire, en me racontant votre experience, ou en m’interrogeant sur la mienne.

 

 

 

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