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Comment vivez vous votre relation père-fils ?

Père qui dort avec son fils

Père en colère avec son fils

N’êtes-vous pas parfois trop exigeant avec votre fils ?
Aujourd’hui, je voudrais aborder un sujet qui concerne bon nombre d’entre nous : la « relation père-fils ». Cette relation est un voyage rempli de découvertes mutuelles, d’amour, mais parfois aussi d’incompréhension, de colère et de regrets. La relation père-fils est toujours influencée par notre propre histoire avec notre père et par l’éducation que nous avons reçue. Nous tentons tantôt de la reproduire, ou au contraire de s’en écarté, mais son influence est palpable.

Si la relation père-fils vous intéresse, vous pourriez aimer lire l’article sur le complexe d’œdipe.

Dans cet article, j’aimerais vous présenter un texte magnifique qui capture l’essence de cette relation père-fils d’une manière touchante. Ce texte de l’écrivain et poète américain William Livingston Larned, s’intitule « Les pères oublient« . Il rappelle l’importance de la tendresse, de la patience et de la compréhension dans la relation entre un père et son fils. Il met en lumière les erreurs que nous faisons et souligne la valeur de la réflexion, du pardon, et de l’amélioration continue en tant que parent. C’est un récit qui parlera au cœur de tous les papas et de tous les fils, une histoire qui célèbre la beauté de la relation père-fils.

Père qui dort avec son fils

« Les pères oublient »: Histoire de la relation père-fils

« Écoute-moi, mon fils.  Tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi par une vague de remords. Et en me sentant coupable, je suis venu à ton chevet. Et voilà à quoi je pensais mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd’hui. Ce matin tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez ; je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées ; j’ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre.

Pendant le petit déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre : tu renversais le lait ; tu avalais les bouchées sans mastiquer ; tu mettais les coudes sur la table ; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand au moment de partir tu t’es retourné en agitant la main et tu m’as dit : « Au revoir, papa ! », je t’ai répondu en fronçant les sourcils : « Tiens-toi droit ! ». 

Le soir même chanson. En revenant de mon travail, je t’ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière, tu avais déchiré ton pantalon. Je t’ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison… « Les pantalons coûtent cher ; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux ! ». Tu te rends compte, mon fils ? De la part d’un père ! Te souviens-tu ensuite ? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience : « Qu’est-ce que tu veux ?». Tu n’as rien répondu, mais dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t’es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu à fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir…

Et puis tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier. Eh bien ! mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. 

 Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse ; je te mesurais à l’aune de mes propres années. Et pourtant, il y a tant d’amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d’autre ne compte maintenant mon fils. Je suis venu à ton chevet, dans l’obscurité, et je me suis agenouillé là plein de honte. C’est une piètre réparation ; je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais demain, tu verras, je serai un vrai papa ; je deviendrai ton ami ; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras.

Et si l’envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie : « Ce n’est qu’un garçon… un tout petit garçon ! ». J’ai eu tort, je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n’es qu’un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur ton épaule… J’ai trop exigé de toi… Beaucoup trop »

W. Livingston Larned

Relation père-fils, pêche

 

Ce que je retiens de ma relation père-fils

J’ai deux fils et la relation père-fils que je vis avec chacun d’eux est différente. C’est toujours une aventure extraordinaire, pleine de hauts et de bas, de moments d’amour inconditionnel, de compréhension, de défis. Ce lien spécial se façonne par l’amour, l’attention, la tendresse et la communication que je leur apporte chaque jour.
Pourtant, ce texte « Les Pères oublient » de W. Livingston Larned , me rappelle, à chaque fois que je le relis, l’importance de reconnaître mes erreurs en tant que papa. Il m’incite à être plus patient et compréhensif envers mes enfants. Car ils ne sont que des individus en développement avec leurs propres rêves, espoirs et aspirations.
En tant que parents, je crois que nous devons apprendre et grandir avec nos enfants, en les accompagnant dans leur voyage, en les soutenant dans leurs efforts. La relation père-fils est un reflet de la vie elle-même, avec ses leçons, ses moments de joie, ses revers et ses opportunités d’amélioration.
J’espère sincèrement que ce texte vous aura inspiré pour nourrir votre relation père-fils avec compréhension et amour. Souvenez-vous que chaque instant partagé avec votre fils est précieux. Souvenez-vous que les gestes de tendresse et d’attention ont le pouvoir de renforcer ces liens que vous créez avec lui.

👉 Dites-moi en commentaires ce que vous avez pensé de ce texte et comment vivez-vous votre relation avec votre fils ?👇

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Clet
Clet
5 mois il y a

Vivement un article sur la relation père fille (j’ai aussi une fille !).
À bientôt

Jackie
4 mois il y a

Merci pour cet article qui parle de la relation père-fils. La tendresse et la patience tissent une trame émotionnelle durable. Ces qualités deviennent des instruments précieux cimentant une connexion profonde et significative entre deux individus liés par le sang et par le cœur.

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